La dynamique des permis de construire dans les sites économiques de Bourgogne-Franche-Comté connaît un pic très marqué en 2022, porté principalement par les locaux d’entrepôt et d’industrie, avant un net repli à partir de 2023.
Surfaces de locaux non résidentiels créés autorisées
Une nouvelle thématique d’analyse est introduite début 2026 dans les indicateurs d’OFER afin d’appréhender la dynamique de développement des sites économiques à travers l’étude des permis de construire.
Cette analyse repose sur le croisement géographique des autorisations d’urbanisme relatives aux nouvelles constructions de locaux non résidentiels, géolocalisées grâce à leurs références cadastrales, à l’intérieur des périmètres des sites économiques inventoriés par l’observatoire.
Elle vise à observer les dynamiques régionales et locales des autorisations d’urbanisme, selon la destination des locaux.
Les données mobilisées s’appuient principalement sur les fichiers nationaux des permis de construire (base SITADEL2), produits par le Service des données et études statistiques (SDES), qui recensent l’ensemble des autorisations délivrées pour des constructions nouvelles, des extensions ou des changements de destination.
Cette approche permet notamment :
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d’identifier les sites économiques connaissant une dynamique de construction active ;
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d’analyser la nature des projets autorisés (création, extension, renouvellement du bâti) ;
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de mettre en regard les dynamiques de production immobilière avec les niveaux de viabilisation, d’occupation et de disponibilité foncière.
À ce stade, cette thématique est présentée comme un axe d’analyse en cours de structuration. Elle fait ici l’objet d’un premier développement, portant sur la qualification des projets, leur temporalité et leur répartition géographique.
La dynamique des permis de construire est fortement concentrée sur un nombre restreint d’EPCI : 18 EPCI concentrent à eux seuls près de 70 % des surfaces autorisées.
Indice de concentration régional des surfaces autorisées en site économique
L’indice de concentration régionale mesure, pour chaque EPCI, la part de la surface de locaux non résidentiels autorisée au sein des sites économiques, rapportée à la surface totale autorisée à l’échelle régionale sur la période considérée.
Il est exprimé en pourcentage et spatialisé afin de visualiser la contribution relative de chaque territoire à la dynamique régionale des permis de construire.
Ce que permet d’interpréter la carte
La représentation cartographique de cet indicateur permet :
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d’identifier les territoires concentrant une part élevée des surfaces autorisées, traduisant un rôle moteur dans la production immobilière économique ;
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de mettre en évidence les déséquilibres spatiaux de la dynamique de construction entre EPCI ;
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de qualifier le degré de polarisation régionale des projets économiques au sein des sites économiques.
Cette concentration met en évidence le rôle structurant de quelques pôles économiques majeurs et interroge, pour les autres territoires, les conditions d’attractivité, la disponibilité foncière et le niveau de maturité des sites économiques
Intensité et régularité de la construction autorisée dans les sites économiques 2021–2025
Cette analyse compare la dynamique des autorisations de construction dans les zones d’activité économique des EPCI de Bourgogne-Franche-Comté. Elle rapporte les surfaces autorisées au foncier utile existant et tient compte de la récurrence des projets sur les cinq années étudiées.
Sources et périmètre
L’indicateur repose sur les autorisations d’urbanisme créant des locaux non résidentiels issues de Sitadel2 (SDES), géolocalisées dans l’ensemble des sites économiques recensés par OFER BFC, qu’ils relèvent ou non de la catégorie des zones d’activité économique (ZAE). Les surfaces d’habitation sont exclues. L’intensité rapporte les surfaces de plancher autorisées à la surface utile totale de ces mêmes sites, à l’échelle de chaque EPCI.
Construction du classement
Le score combine deux composantes :
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L’intensité, pour 80 % : le cumul des surfaces de plancher autorisées entre 2021 et 2025, rapporté à la surface utile des zones d’activité de l’EPCI. Ce ratio est converti en rang relatif sur une échelle de 0 à 100.
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La régularité, pour 20 % : le nombre d’années comportant au moins une autorisation créant une surface non résidentielle positive. Une année active correspond à 20 points, jusqu’à 100 pour cinq années actives.
Les scores obtenus sont ordonnés à l’échelle régionale, puis répartis en quatre classes selon leur rang : A — dynamique très soutenue ; B — soutenue ; C — modérée ; D — faible. Les scores identiques restent dans la même classe.
Comment lire la carte ?
Le classement situe chaque EPCI par rapport aux autres territoires de la région. Il complète les indicateurs d’occupation et de disponibilité : une dynamique soutenue associée à une offre limitée invite à examiner le renouvellement des capacités d’accueil. Une dynamique faible invite à préciser les besoins locaux et l’adéquation de l’offre.
Limites d’interprétation
Les autorisations ne préjugent pas de la réalisation des projets. Les surfaces de plancher ne mesurent ni la consommation foncière ni la création d’emplois.
Une opération exceptionnelle peut peser fortement sur l’intensité. La régularité est aussi sensible au nombre de zones d’activité présentes dans l’EPCI. Les résultats dépendent enfin de la qualité de la géolocalisation des autorisations et de l’actualisation du référentiel foncier.
Une classe A ne démontre pas une tension foncière ; une classe D ne traduit pas nécessairement une mauvaise gestion ou une absence de besoins. Ce classement relatif doit être lu avec les volumes autorisés, les disponibilités et la connaissance locale des projets.